La fermer du Kolhacker et les ateliers de transformation

Cet ensemble de bâtiments en arc de cercle qui vient s’appuyer sur un ancien talus, vestige de l’exploitation minière, à l’architecture particulière, entretient une relation privilégiée avec la nature et l’histoire du lieu.

 

Au début, il y a mille ans, à cet endroit, la forêt recouvrait l’espace. Les charbonniers sont venus, ont défriché pour produire l’énergie de l’époque, le charbon de bois. Arrivent les cultivateurs qui ensemencèrent pour récolter de la nourriture, le blé, la nourriture. Puis les explorateurs du sous-sol entreprirent d’extraire la potasse, composante vitale de l’amendement de la terre. Cette dernière exploitation laissa derrière elle une nouvelle friche, essentiellement sociale

 

Les constructions ouvrent la voie à un développement économique en circuit ultra court, maraîchage certes, mais aussi conserverie, micro-malterie, micro-brasserie à des stages pédagogiques pour les scolaires, à la formation du personnel et la production maraîchère.

Objectifs:

 

Le projet de la Maison des Natures et des Cultures s’inscrit dans le développement local et relève de l’économie sociale et solidaire. Le maraîchage biologique pour des emplois en insertion, la formation, la sensibilisation de publics au patrimoine environnemental « naturel » et paysager » l’intégration dans la trame verte et bleue, préservant la qualité de l’eau, et la biodiversité sont autant d’interventions qui rythment la construction du modèle s’articulant autour de la Maison des Natures et des Cultures. Cette réalisation donne une seconde vie à l’ancienne friche industrielle du carreau minier.


Conception : 

 

Conçu par Marc Grodwohl, ancien directeur de l'écomusée, une partie de la construction a été réalisée en chantier participatif. De nombreuses techniques et principe de construction ont été utilisées : sous bassement en galet ; rondin empilé ; bois cordé ; tavaillon... Les exigences de la réglementation thermique en vigueur obligent à pousser très loin l’étude de compatibilité des techniques traditionnelles ou primitives avec les enjeux de la transition énergétique. Les matériaux sont issus des forêts communales, la paille produite sur place, et la terre extraite sur le même site, et les galets de notre sous-sol.

 

Ce sont des bâtiments BEPOS qui produisent entièrement l'énergie nécessaire au fonctionnement du site avec l'installation de panneau solaire photovoltaïque et thermique, d'une éolienne, d'une chaufferie bois... le tout en auto-consommation

 


Les ateliers de transformation

 

La légumerie-conserverie

 

Gérée par l'association la Potassine, elle produit des bocaux de légumes issue des jardins maraîchers du village. Le maraîchage entraîne des "déchets" (surplus, légumes moches ou invendus), sur le principe du zéro gaspi et pour assurer un circuit vertueux de sa filière, la commune d'Ungersheim et l'association la Potassine se sont lancés dans le défi de monter une légumerie/conserverie. Installé depuis 2020 à la ferme du Kolhacker, l'association emploi une salariée et de nombreux bénévoles se relaient pour assurer son fonctionnement ! 

 

La micro-brasserie et pressoir à fruit

 

La filière de la graine à l’assiette se décline au travers de différents ateliers de transformation. Les orges et autres céréales se métamorphosent en malt, puis en bière, les fruits nous offrent leur substance, juteuse et savoureuse.

 

La microbrasserie propose des bières bios artisanales et à termes souhaite utiliser les céréales produites sur la commune pour les transformer en Bière. En effet, la rotation des cultures maraichère offre l’opportunité d’introduire une culture de céréalière maltables. Elle a été conçu par Quentin Mangel de la brasserie du Vallon et a été donné en gérance à l'association la Potassine !